Le Parti pour les Animaux prend l’ini­ti­ative d’un grand débat sur la souf­france des animaux dans l’industrie du bétail


16 janvier 2019

Sur les instances du Parti pour les Animaux (PplA), la Deuxième Chambre néerlandaise va mener un vaste débat sur la souffrance et la mort des animaux dans l’industrie du bétail. Esther Ouwehand, chef du PplA: « Nous avons besoin d’un changement radical de direction et d’une transition vers une agriculture où nous rendons justice aux animaux. »


Une poule dans une « étable d’horreur » néerlandaise (photo de Animal Rights)

Le débat aura lieu le 24 janvier prochain. Le Parti pour les Animaux néerlandais s’est fixé pour objectif que la ministre de l’Agriculture et ses collègues politiques se posent la question suivante: Jusqu’où veut-on vraiment aller lorsqu’il s’agit des souffrances des animaux dans l’industrie du bétail?

Plusieurs rapports montrent qu’ils existent des abus structurels dans l’élevage néerlandais. Ainsi, il est apparu la semaine dernière que les truies ont été élevées de manière à pouvoir jeter le plus de porcelets possible, avec cette conséquence que des millions de porcelets meurent dans les loges de mise bas. Il y a dix ans, le secteur avait promis de baisser la mortalité des porcelets, mais celle-ci n’a fait qu’augmenter après dix ans. En outre, l’air dans les porcheries est tellement toxique que plus de la moitié des cochons aux Pays-Bas sont atteints de pneumonie.

L’organisation des droits des animaux, Animal Rights, a récemment publié une série d’images des étables néerlandaises. Ces images indiquent clairement que la réalité des animaux est très différente de celle que le secteur de l’élevage, les supermarchés et le gouvernement montrent aux consommateurs: des poules chauves et affaiblies, qui peuvent à peine marcher, entre des congénères mortes dans les étables. Les porcelets et leurs mères vivent au-dessus de leurs propres excréments sur un sol en béton avec des caillebotis dans des enclos nus, souvent sales. L’organisation vétérinaire Caring Vets confirme que ces types de pratiques ne constituent pas une exception, mais sont devenues la situation normale dans le secteur de l’élevage.

Esther Ouwehand du Parti pour les Animaux veut que l’on donne des réponses à un certain nombre de questions cruciales dans le débat à venir: « La question-clé est: pourquoi ces pratiques sont-elles légales? La question suivante est: si cela est légal, pourquoi alors les gens ne peuvent-ils pas le voir? Surtout si vous responsabilisez le consommateur, vous avez le devoir de fournir des informations honnêtes et complètes sur la provenance de leurs produits d’origine animale. La ministre doit donc 1) reconnaître qu’il existe un fossé énorme entre l’image présentée aux gens et la réalité de l’élevage et 2) se distancier de la tactique du secteur visant à criminaliser des messagers tels que Animal Rights. Le droit à l’information est une valeur fondamentale dans une démocratie. »